Paralelni prevod
Francuski Srpski
p1: Le bushman n’était plus un sauvage comme ses congénères, les anciens Saquas. Né d’un père anglais et d’une mère hottentote, ce métis, à fréquenter les étrangers, avait plus gagné que perdu, et il parlait couramment la langue paternelle. Son costume, moitié hottentot, moitié européen, se composait d’une chemise de flanelle rouge, d’une casaque et d’une culotte en peau d’antilope, de jambières faites de la dépouille d’un chat sauvage. Au cou de ce chasseur était suspendu un petit sac qui contenait un couteau, une pipe et du tabac. Une sorte de calotte en peau de mouton encapuchonnait sa tête. Une ceinture faite d’une épaisse lanière sauvage serrait sa taille. A ses poignets nus se contournaient des anneaux d’ivoire confectionnés avec une remarquable habileté. Sur ses épaules flottait un «kross», sorte de manteau drapé, taillé dans la peau d’un tigre, et qui descendait jusqu’à ses genoux.Un chien de race indigène dormait près de lui. Ce bushman fumait à coups précipités dans une pipe en os, et donnait des marques non équivoques de son impatience. p1: {Busxman} visxe nije bio divlxak kao nxegovi preci, nekadasxnxe {Sakve}. {Englez} po ocu i {Hotentot} po majci, ovaj melez druzxecxi se sa strancima, visxe je dobio nego sxto je izgubio, i tecyno je govorio jezikom svoga oca. Nxegova odecxa, i {hotentotska} i {evropska}, sastojala se od crvene flanelske kosxulxe, kabanice i cyaksxira od antilopske kozxe, kao i dokolenica od krzna divlxe macyke. O vratu je imao torbicu u kojoj je drzxao nozx, lulu i duvan. Nosio je sxubaru od ovcyje kozxe i opasivao se jakim kaisxem. Lepo izradxene grivne od slonove kosti obavijale su mu su mu gole ruke oko cylanka. Na ramenima je imao "kros", sxirok ogrtacy od tigrove kozxe, koji mu je dopirao do kolena. Pas domacxe rase spavao je pored nxega. {Busxman} je brzo pusxio iz kosxtane lule i pokazivao nesumnxive znake nestrplxenxa.
p2: Quels étaient les projets de cette commission, pourquoi se transportait-elle à l’extrémité du continent africain? Emery ne pouvait le dire, la lettre de M. Airy se taisant à ce sujet. Lui, suivant les instructions qu’il avait reçues, s’était hâté de préparer à Lattakou, une des stations les plus septentrionales de la Hottentotie, des chariots, des vivres, en un mot tout ce qui était nécessaire au ravitaillement d’une caravane boschjesmane. Puis, connaissant de réputation le chasseur indigène Mokoum, qui avait accompagné Anderson dans ses chasses de l’Afrique occidentale et l’intrépide David Livingstone lors de son premier voyage d’exploration au lac Ngami et aux chutes du Zambèse, il lui offrit le commandement de cette caravane. Ceci fait, il fut convenu que le bushman, qui connaissait parfaitement la contrée, conduirait William Emery sur les bords de l’Orange, aux chutes de Morgheda, à l’endroit désigné. C’est là que devait les rejoindre la commission scientifique. Cette commission avait dû prendre passage sur la frégate Augusta de la marine britannique, gagner l’embouchure de l’Orange sur la côte occidentale de l’Afrique, à la hauteur du cap Volpas, et remonter le cours du fleuve jusqu’aux cataractes. William Emery et Mokoum étaient donc venus avec un chariot qu’ils avaient laissé au fond de la vallée, chariot destiné à transporter à Lattakou les étrangers et leurs bagages, s’ils ne préféraient s’y rendre par l’Orange et ses affluents, après avoir évité par un portage de quelques milles les chutes de Morgheda. p2: Kakvi su bili planovi ove ekspedicije, zasxto je dolazila na jug {africykog} kontinenta, {Emeri} to nije mogao da kazxe, jer pismo gospodina {Erija} o tome nisxta nije govorilo. Prema uputstvima koja je primio, odmah je u {Latakuu}, najsevernijem {hotentotskom} mestu, spremio kola, namirnice i sve ostalo sxto je bilo potrebno za {busxmanski} karavan. Zatim, posxto je poznavao po dobrom glasu urodxenicykog lovca {Mokuma}, koji je pratio {Andersona} u nxegovim lovovima po {Zapadnoj Africi} i smelog {Davida Livingstona} prilikom nxegovog prvog istrazxivacykog putovanxa na {Ngamsko Jezero} i na {Zambezine vodopade}, ponudio mu je da bude vodxa toga karavana. Ugovoreno je da {Busxman}, koji je dobro poznavao kraj, odvede {Vilxema Emerija} na reku {Oranxe} do {Morgedina Vodopada}, gde je trebalo da im se pridruzxi naucyna ekspedicija. Ona je imala da se ukrca na {"Augustu"}, fregatu {britanske} mornarice, da dodxe do usxcxa {Oranxe} na zapadnoj obali {Afrike}, prema {Rtu Volpasu}, i da uz reku doplovi do vodopada. {Vilxem Emeri} i {Mokum} dosxli su kolima koja su ostavili u dolini, kolima koja su imala da prevezu u {Lataku} strance i nxihov prtlxag, ako ne bi zxeleli da tamo putuju {Oranxem} i nxegovim pritokama, posxto bi prethodno prenosxenxem stvari na nekoliko milxa zaobisxli {Morgedin Vodopad}.
p3: William Emery, demeuré seul, s’étendit au pied du saule, et en attendant le sommeil que devait provoquer en lui la haute température, il se prit à réfléchir sur sa situation actuelle. Il était là, loin des régions habitées, près du cours de cet Orange, encore peu connu. Il attendait des Européens, des compatriotes qui abandonnaient leur pays pour courir les hasards d’une expédition lointaine. Mais quel était le but de cette expédition? Quel problème scientifique voulait-elle résoudre dans les déserts de l’Afrique australe? Quelle observation allait-elle tenter à la hauteur du trentième parallèle sud? Voilà précisément ce que ne disait pas la lettre de l’honorable M. Airy, le directeur de l’observatoire de Greenwich. A lui, Emery, on lui demandait son concours comme savant familiarisé avec le climat des latitudes australes, et puisqu’il s’agissait évidemment de travaux scientifiques, son concours était tout acquis à ses collègues du Royaume-Uni. p3: Ostavsxi sam, {Vilxem Emeri} je legao ispod vrbe i razmisxlxao o svom polozxaju pre nego sxto ga je, umornog od velike vrucxine, savladao san. Bio je tu, daleko od naselxenih krajeva, pored reke {Oranxe}, josx malo poznate. Cyekao je {Evroplxane}, zamlxake koji su ostavili svoju otadybinu da bi se izlozxili opasnostima daleke ekspedicije. Kakav je bio nxen cilx? Koji je naucyni problem htela da resxi u pustinxama {Juzxne Afrike}? Kakvo cxe istrazxivanxe pokusxati na [tridesetom] uporedniku juzxne geografske sxirine? O tome nisxta nije govorilo pismo uvazxenog gospodina {Erija}, direktora Opservatorije u {Grinicyu}. Od nxega, {Emerija}, trazxilo se ucyesxcxe kao od naucynika koji je navikao na podneblxe juzxne geografske sxirine i, posxto su ocyigledno bili u pitanxu naucyni radovi, nxegova bi pomocx dobro dosxla drugovima iz {Engleske}.

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